Sara Do en TerraGalice, Île Ô Poésie


ORAN

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ORAN

Oran, ville magnifique et lumineuse
Ville animée, chaleureuse et bigarrée
Celle qui m’a vue naître
Où la population cosmopolite se mêlait
Celle que j’ai quittée le cœur déchiré
Je continue à la sentir vibrer sous mes souvenirs.
Je sens encore ses parfums envoûtants
Je revois ses faubourgs folkloriques
Ses promenades comme le Petit Vichy
Où chanteurs et chanteuses internationaux
Venaient se produire le soir à la grande joie de la population
Son parc éternel aux arbres feuillus
Où plantes, fleurs et animaux ravissaient grands et petits
Je revois le boulevard Front De Mer, fierté des Oranais
Le stade immense où se disputaient différents matchs
J’entends les trois langues principales : l’arabe, le français, l’espagnol.
Je n’oublie ni les amitiés qui se créaient
Ni les petits revendeurs musulmans
Avec leur étalage de pois chiches, cacahouètes grillés
Bonbons, réglisse, piroulis
Ni le crieur d’oublis qui nous faisait accourir
Pour déguster les grands cornets au goût de gaufrettes
Ni les pêcheurs qui vendaient sur le coup de dix-huit heures
Leurs poissons tout frais pêchés et que l’on ramenait à la maison.
L’odeur de l’iode et la fraîcheur de la mer
M’imprègnent encore toute entière.
Oran, ville la plus belle de l’Algérie
Sœur rivale d’Alger la capitale
Les fins de semaine les Algérois arrivaient en bandes
Guindés, prétentieux mais prêts à s’amuser
Dans cette ville où disaient-ils
Les filles étaient les plus belles
Farouches mais belles…
Où les distractions ne manquaient pas.
Oran, ville colorée, animée, inoubliable
Ma ville où je ne retournerai jamais
Mais qui reste enfouie dans mon cœur
Celle où j’ai laissé des membres
De mes familles décédées
Mes amis (es) musulmans
Qui comme moi ont dû vieillir
Et voir leurs cheveux blanchir
Où êtes-vous tous ceux que j’ai connus ?
Ceux restés dans leur pays, notre pays
Et ceux qui comme moi
Sont des exilés, éparpillés aux quatre coins de l’hexagone.
On disait Alger la Blanche
Mais moi je dis Oran la Féérique
Ville où le ciel se reflétait dans la mer
Où mon âme vagabonde si souvent
Ville de mes ancêtres, de mon enfance
Et ma jeunesse qui sont restés là-bas…
Oran, que je n’oublierai jamais
Ni ses monuments, ni ses habitants
Mes souvenirs sont en moi
Ils me bercent lorsque le sommeil ne vient pas
Ils défilent avec émotion, douceur
Dans ma tête de vieille dame
Que je suis devenue…
Oran, ai-je pu vous la faire
Vivre sous mes mots ?
Oui, alors c’est qu’elle vit
Encore et toujours
Telle qu’elle reste dans mon cœur.

Toulon, le 19 février 12
J'aime tout ce qui concerne l'écriture, la poésie, les nouvelles, et les partages avec tous ceux et celles qui ont les mêmes affinités que moi, à savoir l'amour universel de son prochain, sans distinction de race, couleur, religion, rites et coutu

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C'est tout simplement magnifique !!! Bravo Bijou et pour cette belle participation.

D'étoilement.
Sara
L'accordéon parle aux étoiles et de ses notes, naît, l'accord des âmes...

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Merci Sara Do. Bien que ce poème ne soit pas en rimes, crois-tu qu'on puisse le mettre en musique? Pas pour un but lucratif, mais ce poème me tient à cœur et comme je sais combien tes compositions sont belles, cela ferait un souvenir pour mes petits-enfants.
Bien fraternellement.
Bijou
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Bijou, je ne peux te dire oui dans l'heure... à cause des fêtes à venir (je pars) à Paris dans 8 jours.
Mais après les fêtes, je vais essayer de le dire avec un fond musical.... Tu écouteras et si cela te plait, je ferai un truc propre pour toi, tes enfants et petits enfants.

Donne-moi du temps s'il te plaît.

D'étoilement.
Sara
L'accordéon parle aux étoiles et de ses notes, naît, l'accord des âmes...

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Merci de tout cœur Sara. Bien sûr que je te donne du temps. Bonnes fêtes de fin d'année. Bisous étoilés de Bijou
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Le rire est un bon remède
Le sourire éclaire notre journée
Le soleil même absent
Illumine notre coeur
Un vent léger sur notre joue
C'est une caresse qui vient d'ailleurs
La fine pluie est bienfaisante
Pour laver notre tristesse
Regarder l'oiseau s'envoler de l'arbre
C'est la liberté à l'état pur
Caresser notre chat
Apporte douceur et réconfort
Essayer d'oublier le passé
Voilà qui n'est pas toujours facile
Trop penser à l'avenir
C'est mettre trop de points d'interrogation
Alors vivre le jour présent
C'est garder foi, courage et espoir.

Bijou
Le 21 mai 2014
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Le Mystère


« Enfin je t’ai trouvée ! Quel bonheur ! Ma persévérance a payé. Depuis des milliers d’années, j’ai traversé des océans, des forêts, des montagnes, pour te chercher. J’ai été patient ; je savais qu’un jour tu serais en face de moi. J’ai vécu pour cet instant ».
Je le regardais, hébétée, ne comprenant rien à sa tirade. Pourtant, mon cœur battait dans ma poitrine, mes mains étaient moites, mes pensées se brouillaient dans ma tête. Il me regardait de ses yeux bleus, un peu malicieux, un doux sourire sur ses lèvres. Aucun son ne sortait de ma bouche. Qui était-il ? Que voulait-il ? Peu à peu, je repris le contrôle de moi-même :
- Vous avez-là une drôle façon d’aborder les gens. C’est votre manière à vous de prendre contact ? Des milliers d’années que vous me chercher. Vous êtes bien vieux pour un si bel homme…
- Vous me voyez tel que vous voulez me voir. Comme moi, je vois la belle jeune femme que je cherche depuis la nuit des temps. Vous êtes exactement comme je vous ai dessiné : un ange aux grands yeux verts, aux cheveux noirs aux reflets bleutés, avec des seins qu’on aimerait caresser avec respect. Vous êtes ma muse, ma déesse, timide, réservée. Je sais tout de vous : votre amour des autres, votre don pour l’écriture. Ô, vous ne faites pas partie des grands écrivains, mais vous écrivez avec votre cœur, et ceux qui vous lisent savent combien vous rêvez de changer le monde »…
Je l’avais écouté, sans pouvoir placer un mot. Comment savait-il autant de choses sur moi ? C’est sûr, je rêvais toute éveillée. Je me pinçais et me rendis compte que je ne dormais pas.
- Mais qui êtes-vous à la fin ? Pourquoi tout ce mystère ?
- Mais parce que la vie est un mystère. Si l’on savait tout, il n’y aurait pas de vie. Si le mystère n’existait pas, je ne vous aurais pas cherchée. Je n’ai pas perdu mon temps puisque je vous ai trouvée. Toutes ses longues, très longues années m’ont appris patience, sagesse, espoir, foi. Je savais, c’était certain, qu’un jour nous serions en face l’un de l’autre et que je pourrais vous dire combien ces milliers d’années ont été courtes. Vous m’avez oublié, mais nous avons toujours été ensemble dans de très nombreuses vies. Il fallait une fois encore que nous nous retrouvions, peu importe mon âge ou le vôtre…
- Êtes-vous venu me chercher ? Allez-vous m’emmener avec vous ? Je ne comprends rien à votre langage.
- Venu vous chercher ? Mais alors vous n’avez rien compris ! Je vous ai longtemps re-cherchée pour que nous nous fondions encore et encore dans une même communion, pour que nous continuions de ne former qu’Un, pour que votre utopie ne soit plus une utopie ; pour que votre rêve, le mien, le nôtre, se réalise… Je me sens plus léger. Je vais me retourner et disparaître de votre vue. Mais nous serons toujours ensemble, puisque 1 + 1 = 1. C’est toujours ce mystère que je vous laisse à méditer ».
Moi aussi, j’étais plus légère. Une douce joie montait en moi. Les battements de mon cœur étaient réguliers. Un chemin lumineux s’ouvrait
Devant moi !

BIJOU




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La planète bleue




C’était un matin pas comme les autres.

Laure s’est réveillée avec un mal au crâne épouvantable et une sensation de malaise indéfini. Et puis, elle réalise qu’elle a rêvé d’anciens lieux, dans certaines circonstances, à une certaine époque. Pas que des évènements tristes ou tragiques, mais aussi à des moments heureux où la famille se trouvait encore réunie, où les joies et les soucis se partageaient… Pourquoi ce rêve la met-elle tant mal à l’aise ? Pourtant, elle essaie de vivre dans le présent, mais peut-être n’a-t-elle pas trouvé encore la bonne formule pour oublier…
Oublier quoi ? Oublier comment ? Et bien la meilleure façon serait, se dit-elle, que je m’invente une histoire dans laquelle je serais devenue amnésique et qu’au lieu de me forcer à retrouver cette mémoire du passé, ce serait bien de faire comme si je venais de naître…
Alors, il me faut ouvrir grand les yeux et regarder autour de moi, pour apprécier les sites et les couleurs qui m’entourent ; ouvrir grand les oreilles pour écouter les voix et les paroles des gens que je rencontre, pour apprendre d’eux ce que je ne connais pas ; et surtout d’ouvrir grand mon cœur pour l’emplir d’amour et d’empathie pour mon prochain, me rapprocher de lui, découvrir ses qualités en essayant d’occulter ses défauts. Bref, faire comme si je découvrais un monde nouveau dans lequel je me fondrais pour être en paix avec moi-même. Rien de tel que sérénité et amour pour transmettre à l’autre, l’envie d’un sourire, l’envie d’un partage !
Laure rêve d’un monde paisible où les mots « frères » « espoir » « bonheur » voudraient dire quelque chose. Car, allumez la télévision ou tournez le bouton de la radio et qu’entendez-vous ? Attentats, bombes qui éclatent, coups d’état, enfants qui souffrent, qui pleurent, qui ont faim, qui ont peur… Des soldats tués, des civils massacrés, martyrisés, des femmes qui n’ont plus de larmes pour enterrer leur époux, leur père, leur frère, leur enfant…
Depuis la nuit des temps, des guerres se sont succédées, toutes plus affreuses les unes que les autres, toutes aussi laides, aussi inutiles. Les guerres sont des atrocités. Les Hommes sont des sanguinaires qui semblent avoir besoin du sang de leur prochain pour continuer à vivre. Ils devraient apprendre à mieux se connaître, pour plus s’apprécier et enfin se respecter et s’aimer. Enfin la paix serait là ! La paix. Quel mot vaste. Quelle plus belle image peut-on rêver ? C’est un mot tellement doux à l’oreille comme prière, piété, pitié, pardon.
Mais il faudrait d’abord qu’au sein d’un même peuple, d’un même pays, d’une même famille, il veuille dire quelque chose ; il faudrait que chacun de nous sache regarder l’autre avec les yeux de la compréhension, de la tolérance, de l’Amour. Alors comme on respirerait mieux ! On apprendrait enfin à respecter la Nature, l’aimer, l’admirer. Tout vit sur terre, les Hommes, les animaux, les arbres, les océans, les montagnes, les plantes et les fleurs, la petite pierre et le gros galet. Apprenons à les protéger, sinon très bientôt la Nature se vengera de la folie des Hommes et que restera-t-il de notre belle planète ?
La planète bleue ! Elle serait tellement plus belle, plus respirable, sans toutes ces discriminations, cette pollution, cette constante recherche de profit… La violence est dans la rue, à l’école, parfois dans les familles. Chacun a peur de l’autre ; chacun médit sur l’autre.
Souvent, il suffirait d’un sourire, d’un regard amical échangé, d’une parole chaleureuse ou d’une simple pression de main, pour que deux êtres se sentent en confiance, que leurs coeurs battent à l’unisson…
Que de drames seraient évités ! Que de regards haineux supprimés !
Un monde où l’on prendrait le temps d’écouter le murmure d’un ruisseau, le chant des oiseaux, le vent souffler dans les branches des arbres ; un monde où le parfum des fleurs, le rire d’un enfant, un feu de cheminée nous délasseraient ; un monde où on apprendrait à regarder briller les étoiles, à se laisser bercer par un morceau de musique ou par le mouvement des vagues ; un monde fait de mille petits riens créeraient une chaîne d’amour qui ferait le tour de la terre…

Laure aimerait avoir une baguette magique et connaître la formule qui lui permettrait de construire ce monde nouveau. Alors, elle prend une feuille de papier, un stylo et écrit :
« Réveillons-nous, il en est encore temps ! Toi qui es Noir, Blanc, Jaune ou Rouge, ouvre ton cœur et ton âme aux autres. Invente un doux chant fraternel qui résonnera dans l’Univers et des notes mélodieuses monteront vers le ciel. Notes d’espoir où les mots « chaleur », « sourires », « joies » remplaceront « soucis », « rancœur », « haine », « racisme » ? Alors peut-être le Ciel entendra nos prières si elles sont assez puissantes, assez sincères, assez pures et la paix sera là ? Sachons enfin une fois pour toutes, cesser de donner nos vies pour éliminer celles des autres. Alors une nouvelle ère brillera sur le monde »…

Un sourire léger flotte sur les lèvres de Laure qui a oublié son mal de crâne et qui sent qu’aujourd’hui, c’est certain, sa journée sera belle.


FIN



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