Sara Do en TerraGalice, Île Ô Poésie

N'oublie pas... Sur un "Carré coupé" de Thierry Texedre


Sur un "Carré coupé"
de Thierry Texedre
 
et suite... N'oublie pas !
de Sara Do

Carré coupé

Le monde s'efface en une douce commémoration
du temps volage du temps en soupente dans l'air
frais du matin d'après moment de réveil du coup
corpuscule naissant du corps retourné en départ
du départ de la déraison du songe penché sur un
berceau jeûner il faut s'en extraire s'y rendre pour
d'imposantes heures disparates et discrètes nuage
qui sent bon l'éventail de la pluie d'ondes induites
dans un songe irrespectueux qui fait irruption où
l'éternel repli se fait sentir là où le corps commet
une plus grande répulsion de sa vie intérieure en
approche lentement de l'extrême fin de cette lune
lumière irréelle pour une nuit devant une nuit vue
en aveuglement risque de pousser la porte du jour
rendu inconcevable tant ses extrêmes vous lassent
répétition du régime de cet enfermement cycle du
temps sous l'impulsion de cet être couché là mort
de ne jamais se maintenir fragile onomatopée du
lent commencement du corps nommé acoustique
et libre drapé dans une jalouse jouissance jusqu'à
l'irréel retournement l'immensité du désir d'ordre
dramatique pulsation du sang noir dans l'évent le
le silence intérieur passé sous silence cadré troué
c'est là que le carré se coupe de ses côtés d'ivoire.

Thierry Texedre, le 5 juin 2019.

 

 


 
 
N'oublie pas...
 
Mais alors, le monde n'y voit plus clair d'un coup ? S'il s'efface en-terre de souvenirs.
Non, le monde y voit plus clair d'un coup ! il s'efface juste devant la trace laissé sur le sol pour mieux voir le sillon s'immiscer en lui. C'est le fil du souvenir qui ouvre la porte du passé. Alors il n'y a plus qu'à cueillir la fleur des pensées :


A la lumière de mon passé,
j'éclaire mon présent
et j'élève mon futur à fleur d'étoile.

Lorsque les portes de la nuit
s'ouvrent pour briser le mur du sommeil,
Alors, je m'éveille à moi même
tel un révélateur au jour qui se lève.

Là où je ne pense pas, là où je ne pense plus,
je suis à l'être extrême de moi-même.
Enfin, la porte s'ouvre
au coeur des silencieux
pour que je les vois mieux.
Il n'y a que le vide des absents,
tous ces morts en partance
qui peinent en délivrance.
Ils reviennent de loin
parler au temps passé,
Enfin libres ! de leurs secrets.
Je vois à contre jour
l'esprit de mes aïeux
souffler à demi-mot.
La mémoire en sourdine
fait que je me décline
à cet oubli : JAMAIS !

 

N'oublie pas
Don't forget
Vergiß nicht
Запомнить
Pamiętać

Recordar
געדענקען
לא שוכח

تذكر

Français, Anglais, Allemand, Russe, Polonais, Espagnol, Yiddish, Hébreu, Arabe...

D'étoilement !
Sara Do


C'est drôle Thierry ! En vous lisant, deux phrases de l'amoureuse des mots ont surgit de ma mémoire. La suite est venue s'inscrire d'elle-même en suivant. Etrange, mes hauts parleurs ne marchant plus, j'ai regardé la vidéo sans le son d'où le ton des mots qui suivent en écho à votre texte... Permettez qu'à mon tour je partage cette chanson qui me coeur en corps tellement elle me pleure :

 
 


Merci à vous.


Namasté la vie !
 
 
Découvrir Thierry Texedre :
 


14/06/2010
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