Sara Do en TerraGalice, Île Ô Poésie

La monstritude...

La monstritude...

  

 

 

 

 

 

 

Je ne sais pas si je sais ?

Mais, je crois, qu'il me colle au coeur et au corps,

A ma peau visqueuse, à ma main poisseuse,

Nauséabonde...

 

Que sais-je encore de lui, en moi ?

 De moi à lui, il n'y a qu'un pas !

Celui de ma désespérance,

De celle qui se promène tard le soir

Pour atteindre le creux de mon lit

Et me cauchemarder à souhait.

Dés fois que j'oublierais...

 

Mais oublier quoi ?

 

C'est tellement enfoui au plus profond,

Tel un diamant, je me réveille,

Belle.

 

Je ne sais pas si je sais ?

Mais je crois qu'il me vient au coeur

Et au corps, quelques mal accords.

Désaccordée, je reste là,

Plantée face au miroir.

Je sais, ce que je ne peux voir.

Le monstre.

 

Et si c'était moi, en chaîne ?

Reliée à ce train d'enfer,

Passé !

Présent !

Futur !

Car tout n'est qu'un, au bout du compte.

Nous somme liés,

Reliés, les uns aux autres,

De la terre au ciel, du père à la mère,

De l'uni-vers,

Le tout dans un tout.

 

Si je veux voir le monstre

En face dans mon miroir,

Alors, je sais !

Je sais qu'on ne sait jamais,

si de toi, il est moi à se mirer la face.

 

Le monstre n'est jamais celui qu'on croit,

Il peut être toi, face cachée de ton miroir,

Ne pas le savoir est un manque de lucidité.

 

Si tu vois le monstre, 

Tu pourras le défier,

Le mettre au tapis,

Et, lui dire :

Je n'ai pas besoin de toi pour vivre

Avec les uns, avec les autres.

Tu m'es inutile,

Car, seul l'amour rend

UTILE...

Bon, et si j'allais m'envoyer un thé bien chaud !

Au jasmin, le thé.

 

 

Sara Do

 

Fait en commentaire, après lecture d'un écrit de Nati-Mihal Talia :

"Tous les jours, le monstre"



18/07/2007
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